Mal née, la loi Fioraso a aussi été mal rédigée. Au
final elle ne satisfait ni le monde académique, ni ceux qui l’ont voulue et
imposée. Les derniers textes publiés par le ministère comme le document
paradoxalement intitulé « contrôle
de légalité : grille de lecture
des statuts d’une université (ou d’un institut national polytechnique) »
diffusé par la DGESIP le 12 juin dernier ou le Décret n°2014-780
du 7 juillet 2014 « relatif à la
composition de la formation restreinte du conseil académique » illustrent la tentation du gouvernement de passer en force jusqu’à
aller outre et contre la Loi, au mépris des principes qui fondent l’État de
Droit.
Le clientélisme qui a présidé à la conception de la
loi et l’incompétence qui s’est exprimée dans sa rédaction et son approbation
par le Parlement conduisent aujourd’hui le ministère de l’éducation, de
l’enseignement supérieur et de la recherche dans une dérive autoritaire
préoccupante.
Clientélisme
Alors que le président de la République avait fait campagne sur le thème de la « République exemplaire », dès sa conception, la loi Fioraso était marquée par le clientélisme. Un petit groupe d’enseignants et de chercheurs, d’hommes politiques, de lobbies scientifiques et industriels avait décidé de s’approprier les moyens publics de l’enseignement supérieur et de la recherche. Au cœur du système, le lobby du nucléaire et le Commissariat à l’Energie Atomique dont Mme Fioraso et son mentor, Michel Destot maire déchu de Grenoble, étaient très proches. Le « modèle grenoblois » fait d’une imbrication des intérêts entre milieu politique, économique et scientifique allait s’imposer au bénéfice des grands industriels français du nucléaire, des transports, des communications et de la santé.
Alors que le président de la République avait fait campagne sur le thème de la « République exemplaire », dès sa conception, la loi Fioraso était marquée par le clientélisme. Un petit groupe d’enseignants et de chercheurs, d’hommes politiques, de lobbies scientifiques et industriels avait décidé de s’approprier les moyens publics de l’enseignement supérieur et de la recherche. Au cœur du système, le lobby du nucléaire et le Commissariat à l’Energie Atomique dont Mme Fioraso et son mentor, Michel Destot maire déchu de Grenoble, étaient très proches. Le « modèle grenoblois » fait d’une imbrication des intérêts entre milieu politique, économique et scientifique allait s’imposer au bénéfice des grands industriels français du nucléaire, des transports, des communications et de la santé.

