vendredi 3 novembre 2017

Réforme de la licence : pour certains, les impôts aussi vont augmenter !


Je commencerai cette troisième chronique sur la réforme de la licence par des remerciements. Depuis que je tiens ce blog, j'ai pris conscience des deux principales difficultés de l'exercice : le temps et la solitude. Des deux, la solitude est la pire. Personne pour vous relire, vous contredire, compléter votre propos avant qu'il ne soit public (je viens d'en faire l'amère expérience avec la première version de cette chronique...supprimée). Cela m'a fait apprécier les conseils scientifiques et les secrétariats de rédaction des revues académiques qui réagissent et vous assistent avant publication. Seul on ne va pas très loin et c'est la raison pour laquelle je voudrais remercier ces lecteurs qui m'écrivent pour me signaler une erreur, une interrogation, ou même m'alerter sur un aspect du dossier que je n'avais pas envisagé.

mercredi 1 novembre 2017

Nouveaux bacheliers non-boursiers : la double peine

Mise à jour dans le texte 02/11/2017

Pour faire passer la sélection, le gouvernement a eu l'idée de faire deux réformes en une. Le projet de loi relatif à l'orientation et à la réussite étudiante restreint les conditions d'accès dans l'enseignement supérieur, mais dans le même temps il met un terme à la sécurité sociale étudiante. Chacun peut ainsi se féliciter de la réforme, la CPU qui espère négocier une vraie sélection au prix d'une partie de son autonomie pédagogique et la FAGE qui communique sur la fin du régime étudiant de sécurité sociale.

Alors qu'une nouvelle contribution étudiante voit le jour, il y aurait même un gain de pouvoir d'achat pour les étudiants! Le gouvernement s'est fendu d'une infographie, page 40 du dossier de presse, pour montrer que la nouvelle taxe permet aux étudiants de réaliser une économie. Cette infographie est truffée d'erreurs. Dans les exemples, le montant de la nouvelle contribution ne correspond pas aux taux annoncés pour chaque cycle. Mais surtout, comme une collègue vient de me le faire remarquer, elle omet de présenter les conséquences de la réforme pour les primo-entrants les plus nombreux: les bacheliers non boursiers.