jeudi 17 avril 2014

Les primes du cabinet Fioraso

Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse! En ces temps de gouvernement "Valls", le journal Le Figaro fait un travail d’investigation que Le Monde n’assure plus depuis longtemps et il nous gratifie d'une analyse intéressante sur les primes des cabinets du gouvernement Ayrault. L'information était déjà parue dans plusieurs publications en fin d'année 2013 ; elle mérite que l'on y revienne à propos de l'enseignement supérieur.

35.091 € c’est en moyenne ce que Mme Fioraso a versé à 10 membres de son cabinet en 2013. Comme c’est une moyenne, cela signifie que certains ont eu moins… et d’autres beaucoup plus. Attention, nous ne parlons pas ici de la rémunération de ces brillants conseillers ; nous ne parlons que de la prime qui s’ajoute à cette rémunération. Quand on lit la LRU2 concoctée par ces conseillers, on se dit que c’est cher payé. A titre de comparaison, les universités ont reçu 31.600 € en 2014 pour les emplois créés au titre de la promesse électorale de François Hollande (59.000€ en année pleine promis pour 2015).

Le même document permet de constater que, lorsqu'elle était ministre, Mme Fioraso faisait preuve de largesse avec ses collaborateurs, mais aussi qu’elle multipliait le nombre de ces collaborateurs ! Le cabinet comptait 61 agents en 2013 dont 14 « politiques ». A titre de comparaison, le cabinet de Vincent Peillon en comptait autant pour toute l’éducation nationale et le ministère du Budget, à qui les conseillers de Mme Fioraso, imputent la responsabilité des problèmes financiers que rencontrent les universités ( à part égale avec les présidents d’universités voués aux gémonies) ne comptait que 57 membres … Enfin, nous étions loin de l'affichage paritaire puisque Mme Fioraso s'était entourée des conseils de 11 hommes ... et 3 femmes.

Les premières nominations au cabinet de la nouvelle secrétaire d'État n'annonçant pas de changement sur ces pratiques et puisque nous avons débuté ce billet par un vers de Musset, finissons le par les vers qui lui succèdent ; ils pourraient décrire la stratégie du nouveau gouvernement sur l'enseignement supérieur : « Faites-vous de ce monde un songe sans réveil ».

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